Gnoli, Antonio und Volpi, Franco PDF

Description de l’image Ernst Junger drawing. 29 mars 1895 à Heidelberg et mort le 17 février 1998 à Riedlingen, est un écrivain allemand. Figure publique très controversée à partir de l’après-guerre dans son pays, il a reçu gnoli, Antonio und Volpi, Franco PDF prix Goethe en 1982 pour l’ensemble de son œuvre.


Författare: Ernst Jünger.

Aus Anlaß seines 100. Geburtstages hat Jünger mit seinen italienischen Übersetzern eine einzige und letzte Serie von Gesprächen an drei Tagen in Wilflingen und Madrid geführt. Jüngers Erinnerungen führen durch das Jahrhundert und seine Gestalten: Carl Schmitt und Heidegger, Hitler und Rommel, Léon Bloy und Hannah Arendt, Montherlant, Hesse und Yourcenar, Kubin, Trakl und Chatwin. Denkwürdig genug, daß Sterne zweiter Ordnung, die ihn besuchten, wie Kohl, Mitterand und Gonzalez kaum Erwähnung finden. Der Patriarch wendet seinen Blick auch nach vorne, in das 3. Jahrtausend, das der kommenden Titanen…
Unsere Ausgabe beruht auf der italienischen Originalausgabe, die Jünger noch autorisiert hat.
Franco Volpi ist Professor für Philosophie an der Universität Padua. Er hat in deutscher Sprache ein zweibändiges Philosophielexikon herausgebracht und ist als Übersetzer Jüngers ins Italienische hervorgetreten.
Antonio Gnoli ist Redakteur der Tageszeitung "La Repubblica".

Ernst Jünger arborant ses décorations après la Première Guerre mondiale. Photo illustrant la troisième édition allemande d’Orages d’acier. Ernst Jünger est l’aîné d’une famille de cinq enfants parmi lesquels son frère, Friedrich Georg, devient un de ses compagnons privilégiés. Leur père devient chimiste et pharmacien après avoir été l’assistant de Viktor Meyer à l’Université. Ernst se révèle assez vite rétif à la discipline scolaire.

Il se porte volontaire dès que l’empereur Guillaume II ordonne la mobilisation en août 1914. Il y décrit notamment les horreurs vécues, mais aussi la fascination que l’expérience du feu a exercée sur lui. Ce livre connut un grand succès auprès du public et reste aujourd’hui encore son livre le plus lu. Il y décrit notamment la défaite de l’armée allemande, à l’encontre du mythe du coup de poignard dans le dos. Grande Guerre et l’effet sur l’âme des soldats de conditions de vie extrêmes dans les tranchées, ses premières réflexions philosophiques et politiques sur la bravoure et le pacifisme.

Jünger nourrit de son expérience de la guerre et du combat son analyse historique et politique de la situation allemande après la défaite. Après la défaite et sa démobilisation, il travaille un temps pour le ministère de la Reichswehr à Hanovre. Il collabore à la rédaction de manuels destinés aux troupes d’infanterie. Il fréquente aussi bien Otto Strasser qu’Erich Mühsam et devient proche d’Ernst Niekisch, principal idéologue allemand du National-bolchévisme. Il devient une figure dans le milieu intellectuel nationaliste. Dans ces deux publications, le néo-nationalisme de Jünger s’exprime largement, dans une célébration de l’État, de la technique, comme force mobilisatrice, et du vitalisme.